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A Call for International actions against the siege on Gaza

Levez le siège! Arrêtez la guerre!
Un mois de manifestations : du 4 novembre au 2 décembre 2006

La situation a Gaza a atteint un niveau d’urgence – de l’eau impropre, du courant et des médicaments insuffisants ;

Une faim largement répandue, de la pauvreté et du chômage ; les écoles et d’autres services hors d’opération ; et constamment des bombardements et des attaques par l’armée israélienne. Le problème est le siège de la Bande de Gaza et les sanctions imposées par la Communauté internationale, encore rendus pires par les attaques incessantes de la FDI.

Si le siège se prolonge, nous assisterons à la propagation de maladies, de la malnutrition et de l’anarchie.

Rejoignez notre campagne internationale

La communauté des organisations de paix en Israël s’est unie pour une campagne majeur coordonnée pour mettre fin au siège de Gaza et pour appeler Israël à s’embarquer dans des négociations avec les représentants légitimes palestiniens. Israël et la communauté internationale doivent respecter le choix politique du peuple palestinien.

Gaza : Levez le siège – Arrêter la guerre !

Pendant tout le mois de novembre ; des vigies, des séminaires, des pétitions, des tracts, des affiches

Le 2 décembre ; Manifestations dans le monde entier

Veuillez vous joindre à nous dans cet effort humanitaire et politique : Employez le mois précédant la grande manifestation du 2 décembre pour accroître la prise de conscience de votre communauté. Envoyer des lettres, des faxes et des pétitions à vos représentants élus. Organisez des vigies et des séminaires.

Faites nous savoir ce que vous avez l’intention de faire pour pouvoir nous renforcer les unes, les autres par le nombre que nous sommes et l’inscrire sur nos sites Internet.

Activités projetées en Israël

Peut-être que certaines d’entre elles vous donneront des idées pour votre propre activité :

Matériel imprimé – des tracts informatifs, une affiche, une publicité, et des autocollants.

Activités locales – des « séminaires » avec films, témoins, journalistes, des habitants de Gaza, etc.

De petites vigies/manifestations – devant les bureaux du Premier ministre, l’UE, les ambassades étrangères, les bureaux de membres choisis de la Knesset. Au rassemblement Rabin du 4 novembre, des militants distribueront du matériel imprimé et feront une chaîne humaine.

On organisera une conférence Knesset où seront invités des membres stratégiques de la Knesset. Ils entendront des rapports de Gaza – de Palestiniens, d’organisations des droits humains et de journalistes.

Médias – Nous écrirons des articles, des lettres à l’éditeur, des blogs, des répliques – pour les journaux, la TV, la radio et Internet.

Une cavalcade d’autos jusqu’à la frontière de Gaza.

Un Rassemblement de masse, le 2 décembre à Tel Aviv et dans le monde entier pour inclure des relais téléphoniques avec des habitants de Gaza et, si possible, des événements de solidarité se déroulant internationalement.

Campagne internationale :

Des actions pour élever la prise de conscience et faire pression sur les gouvernements US et européens – des appels aux décideurs et à la société civile de l’UE et des US pour exiger que leurs gouvernements annulent l’embargo.

2 décembre – manifestations dans le monde entier.

Organisateurs de la campagne

Cette campagne a été lancée par la Coalition des femmes pour la Paix avec ses neuf organisations-membres en Israël, y compris, MachsomWatch, Bat Shalom and New Profile. Les autres organisations actives sont : les Anarchistes contre le Mur, Gush Shalom, Hadash, les opposés à l’enrôlement dans les écoles secondaires, les Rabbins pour les droits humains, la Coalition étudiante universitaire et Yesh Gvul.

Pour plus d’informations et pour vos mises à jour : Debby Lerman at debbyl@actcom.co.il or +972-52) 457-0704


Matériel d’information :

L’économie de Gaza

…D’après la Banque mondiale, les Palestiniens connaissent actuellement la plus grave dépression économique de l’histoire moderne. L’imposition chargée d’opprobre des sanctions internationales a eu un impact dévastateur sur une économie déjà gravement compromise vu sa dépendance extrême de sources financières externes. Par exemple, l’Autorité palestinienne est extrêmement dépendante de deux sources de revenus. La première est l’ensemble de l’aide de donateurs occidentaux de +/- $ 1 milliard par an (en 2005 d’après la Banque mondiale, les donateurs ont donné $1,3 milliards, comme assistance humanitaire et d’urgence ($500m/38%), pour le développement ($450m/35%) et l’assistance budgétaire ($350m/27%), une assistance en grande partie suspendue maintenant. La seconde est le transfert mensuel par Israël de $55 millions, des revenus de douane et de taxes collectés pour l’AP, une source de revenus absolument indispensable pour le budget palestinien et suspendue complètement. En fait, en ce moment, Israël est en train de retenir près d’un demi milliards de dollars de revenus palestiniens désespérément nécessaires à Gaza.

L’impact combiné de restrictions, notamment la fermeture presque ininterrompue et le boycott économique en cours a eu pour effet un niveau sans précédent de chômage qui frôle actuellement les 40% à Gaza (à comparer à moins de 12% en 1999). En fait, les travailleurs palestiniens de Gaza n’ont plus été admis en Israël depuis le 12 mars 2006, le marché primaire de Gaza et toutes les entrées et sorties ont été virtuellement fermée hermétiquement depuis le 25 juin 2006 date à laquelle à commencé à Gaza la campagne militaire israélienne actuelle. De plus, dans les cinq années qui viennent, il faudra créer 135.000 nouveaux emplois, simplement pour maintenir le chômage à 10%. Le niveau commercial a été touché de la même façon. Au début de mai 2006, par exemple, le passage de Kami, par où passent les biens commerciaux qui entrent à Gaza, a été fermé pendant 47% de l’année avec des pertes quotidiennes estimées à $500.000-$600.000. Ceci revient à des pertes agricoles estimées à $1,2 milliards pour Gaza et la Cisjordanie les six dernières années.

Depuis d’avril 2006, 79% des ménages de Gaza vivaient dans la pauvreté (comparé à moins de 30% en 2000), un chiffre qui a probablement augmenté, beaucoup ont faim…

  • Sara Roy, Le Centre de Palestine

12 octobre 2006.


Pas une affaire intérieure palestinienne

…Ceci sont les étapes de l’expérience ; Emprisonnement (depuis 1991) ; enlever les moyens de subsistance habituels du prisonnier ; clôturer toutes les issues vers le monde extérieur presque hermétiquement ; détruire les moyens d’existence existant en empêchant l’entrée de matériaux bruts et la commercialisation des biens et des produits ; empêcher l’entrée régulière des médicaments et d’équipement médical pour les hôpitaux ; ne pas introduire pendant des semaines des vivres frais ; empêcher pendant des années l’entrée de parents, de professionnels, d’amis et autres et permettre que des milliers de gens – les malades, les chefs de famille, des professionnels, des enfants – soient bloqués pendant des semaines devant les grilles fermées de la seule entrée/sortie de la Bande de Gaza. Voler des centaines de millions de dollars (revenus de douane et de taxes collectés par Israël qui appartiennent au trésor palestinien), de manière à forcer le non-payement de salaires déjà faible de la plupart des employés du gouvernement pendant des mois ; présenter le lancement de missiles artisanaux Quassam comme une menace stratégique qui ne peut être arrêtée qu’en faisant du tort aux femmes, aux enfants et aux vieux ; tirer du ciel et de la terre sur des quartiers résidentiels peuplés, détruire des vergers, des bosquets et des champs.

Envoyer des avions pour effrayer la population avec des bombes soniques, détruire la nouvelle centrale d’énergie et forcer les habitants de la Bande condamnés à vivre sans électricité la plupart du temps, pour une période de quatre mois, qui se transformera selon toute vraisemblance en une année entière - en d’autres mots, un an sans réfrigération, sans ventilateurs, sans télévision, sans lumière pour étudier ou pour lire ; les forcer à arriver à s’en sortir sans un apport régulier d’eau, qui dépend de la fourniture d’électricité.

C’est la bonne vieille expérience israélienne appelée « mettez-les dans une casserole à pression et voyez ce qui se passe. » et c’est une des raisons pour laquelle ceci n’est pas une question interne palestinienne…

  • Amira Hass, Ha’aretz

4 octobre, 2006


Le siège scandaleux de Gaza par Israël

Ces six dernières années, Israël a tué 2.300 habitants de Gaza, y compris les 300 tués en quatre mois depuis qu’un soldat israélien, le caporal Gilad Shalit a été capturé dans un raid par des combattants palestiniens au-delà de la frontière, le 25 juin. On peut compter le nombre de blessés par dizaines de milliers. La plupart des victimes sont des civils dont beaucoup d’enfants.

La tuerie se poursuit sur une base quotidienne – par des tirs de tank et de snipers, par bombardements aériens et maritimes et par des équipes clandestines en vêtement civil envoyées dans le territoire arabe pour piéger et assassiner, une spécialité israélienne perfectionnée au cours de plusieurs décennies.

Combien de temps la « communauté internationale » permettra-t-elle que continue le massacre? La répression cruelle dans les territoires occupés et à Gaza en particulier, est l’une des plus scandaleuses dans le monde aujourd’hui. C’est la tache la plus noire dans les succès inégaux d’Israël comme soi-disant état démocratique…

  • Patrick Seale International Herald Tribune

27 octobre 2006

Le siège sème l’anarchie et la mort à Gaza.

C’est un désastre de la main de l’homme auquel nous devons mettre fin.

  • Pour plus d’informations et vos mises à jour : Debby Lerman sur debbyl@actcom.co.il ou +972-52) 457-0704

Traduction: Edith Rubinstein